Questions posées fréquemment

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Les paragraphes suivants répondent à des questions adressées fréquemment aux psychanalystes.

1. Quelle est la différence entre un psychiatre, un psychologue et un psychanalyste ?

Un psychiatre est un docteur en médecine qui a poursuivi une formation spécialisée en psychiatrie pour les enfants et adolescents ou pour les adultes, tandis qu’un psychologue a acquis un master en psychologie au bout de cinq années d’études universitaires. Tous deux ont des titres universitaires, protégés par la loi.
Les psychanalystes de la SBP sont en principe des psychiatres, ou des psychologues, qui ont, après quelques années de pratique clinique, suivi la formation spécifique à la Société Belge de Psychanalyse.
La Société Belge de psychanalyse est la seule institution belge de formation à la psychanalyse qui soit reconnue par l’Association Psychanalytique Internationale (API ou IPA). Le cursus de formation implique que le futur psychanalyste ait suivi lui-même une longue psychanalyse personnelle avec un psychanalyste reconnu par cette Association, qu’il ait suivi les cours cliniques et théoriques qui lui sont proposés et qu’il ait mené ses premières cures psychanalytiques sous supervision hebdomadaire avec des psychanalystes formateurs de la SBP.
Tous les psychanalystes membres de la Société Belge de Psychanalyse ont été formés par l’institution à laquelle ils appartiennent suivant les règles du cursus de formation reconnu par l’API.
Les psychanalystes reconnus par notre Société sont habilités à conduire des traitements psychanalytiques mais également des psychothérapies psychanalytiques.

2. Combien de temps dure une psychanalyse ? Combien ça coûte ?

La durée, de plusieurs années en général, est difficilement prévisible car elle est fonction de chaque analysant, de sa demande et du déroulement du processus. Le temps nécessaire pour qu’un analysant se sente en confiance et pour qu’il puisse remettre en question ceux de ses modes de fonctionnement habituels qui le font souffrir ou qui l’empêchent de s’épanouir, dépend vraiment de chaque personne.
Ce que coutera une psychanalyse ou une psychothérapie psychanalytique dépendra de l’accord établi entre l’analyste et son patient, du nombre de séances par semaine.

3. Y a-t-il des psychanalystes spécialisés dans le traitement de certaines pathologies ?

Les psychanalystes cherchent à atteindre la problématique psychique qui se cache derrière les symptômes du patient ; c’est un traitement en profondeur. Le but de l’approche psychanalytique n’est pas de se focaliser sur un symptôme en particulier mais plutôt de comprendre avec le patient les difficultés qui provoquent le ou les symptômes. Il est bien évident que le psychanalyste en tiendra compte car c’est souvent à cause d’un ou de plusieurs symptômes qu’une personne décide de consulter. Simplement, l’analyste recherche à élargir le sens psychique de ce qui amène le patient chez lui et à comprendre le but de sa démarche.
Comme vous pouvez le voir dans toute la rubrique ci-dessus consacrée aux pratiques analytiques, celles-ci sont multiples et ne se limitent pas à la cure type mais toutes tiennent compte des spécificités de l’approche psychanalytique.

4. Dans quel cas une analyse est-elle conseillée ?

Toute personne en souffrance, toute personne qui ne trouve pas de solution à ses problèmes, toute personne intéressée par sa vie intérieure et prête à l’explorer par les méthodes de la psychanalyse, peut se poser la question d’un traitement psychanalytique.Dans ce cas, elle peut contacter un psychanalyste de son choix, le rencontrer pour des entretiens préliminaires et c’est avec lui que le contrat de traitement adéquat pourra être établi. Il n’y a pas de règles préétablies pour conseiller tel ou tel traitement. Le psychanalyste est formé pour évaluer la demande et pour poser l’indication thérapeutique en fonction de chaque personne et de ce qui sous-tend sa démarche.

5. Le psychanalyste peut-il évaluer le traitement qui convient pour chaque patient et l’orienter vers le bon psy ? Y a-t-il des cas où la psychanalyse est déconseillée ?

La formation du psychanalyste lui permet d’évaluer, autant que faire se peut, quelles modalités de traitement seront les meilleures pour chaque patient, mais il ne peut le faire correctement qu’après quelques entretiens préliminaires. Il est de sa responsabilité d’avertir le patient s’il doute du bien-fondé d’entamer un traitement. Il discutera avec le patient de ce qu’il pense qui conviendra le mieux comme approche thérapeutique pour répondre à sa demande d’aide.
L’éthique du psychanalyste, sous-tendue par sa formation (supervisions, échanges avec des collègues dans le respect total de la confidentialité) garantit une réflexion sur l’approche qui conviendra le mieux à la personne qui consulte.

6. Quelles sont les règles normales d’une psychanalyse ? Quels sont les devoirs du psychanalyste ?

Voir également
La cure psychanalytique

Chaque psychanalyste a à définir ses règles de travail et à en avertir clairement son patient avant le début d’une cure. Le patient, de son côté, doit les avoir acceptées. Les règles concernent les horaires, le paiement, la méthode de travail et les prescriptions éthiques qui seront de rigueur.
Pour une psychanalyse sur le divan chez un membre de la SBP, le rythme de 3 séances par semaine, au minimum, est requis; l’horaire est fixé une fois pour toutes (dates, heures et durée des séances), des indications sont données sur les périodes de vacances et sur le paiement des séances manquées. Le psychanalyste indique au patient comment il doit essayer de procéder : sa place sur le divan et le recours exclusif à la parole. De son côté, il s’engage à respecter les règles éthiques et techniques nécessaires à la bonne tenue du traitement (secret professionnel, abstinence de contacts physiques dans la séance et en dehors, pas de relations sociales ou familiales à l’extérieur avec le patient, discrétion sur sa propre vie émotionnelle et personnelle etc.…). Sa responsabilité professionnelle est engagée à tous les niveaux pour assurer la sécurité de son patient et le bon suivi du traitement.
Si le choix se porte vers une thérapie psychanalytique plutôt qu’une psychanalyse, le psychanalyste discutera du cadre (nombre de séances, rythme, honoraires etc.) avec le patient et établira avec lui les règles tout aussi respectueuses d’un traitement régulier à une ou plusieurs fois par semaine (ou autres selon les cas particuliers). Les mêmes exigences éthiques resteront de rigueur.
Lorsque le patient est un bébé, un enfant ou un adolescent, le psychanalyste spécialisé sera souvent amené à faire un travail avec les parents pour réfléchir avec eux au cadre thérapeutique qui conviendra le mieux à la problématique du jeune patient pour lequel ils consultent. Dans certains cas, comme dans celui des bébés par exemple, le travail peut se poursuivre en famille jusqu’au bout. Le rythme de ces séances est à convenir entre le psychanalyste et la famille.

7. La psychanalyse n’engendre-t-elle pas de la dépendance ?

La psychothérapie psychanalytique ou la psychanalyse n’engendrent pas de dépendance en soi, même si des vécus de dépendance s’éprouvent à certains moments du processus. En effet, tous les êtres humains ont des besoins de dépendance à l’intérieur d’eux et ils ont besoin de pouvoir les travailler pour les rendre moins douloureux à vivre et moins contraignants. Le but d’un traitement psychanalytique est, entre autres, de pouvoir accéder progressivement à une meilleure autonomie, d’être moins soumis aux contraintes de dépendances internes, parfois tyranniques, par le biais du travail accompli en séance.

8. Quels recours a-t-on en cas de désaccord avec son psychanalyste ? Quelles garanties a-t-on ?

Voir également
Comité d’Éthique

Les psychanalystes membres de la Société Belge de Psychanalyse ont tous suivi le même cursus de formation et ils ont tous été admis à professer par la commission d’enseignement de la SBP. En outre, ils se soumettent tous aux décisions du comité d’éthique de notre Société, habilité à évaluer les cas de litige.
Leur formation est très rigoureuse et leur souci de répondre le mieux possible à l’engagement qu’ils prennent auprès d’un patient est très important.
Dans la plupart des cas, si un patient doit faire face à une situation conflictuelle avec son psychanalyste, ils essaient, ensemble, de le résoudre au sein même du traitement. Mais, il est toujours possible de saisir le comité d’éthique si le patient soupçonne un comportement inacceptable de la part du psychanalyste.

9. Comment choisir son psychanalyste ?

Voir également
Liste de membres

Différentes considérations peuvent entrer en ligne de compte pour choisir son psychanalyste quand on n’a pas de recommandation particulière ; le fait qu’il soit un homme ou une femme, qu’il soit aisé de gagner son domicile etc…
On constate que des éléments inconscients agissent dés le départ pour orienter le choix. C’est normal, et ne nuit pas à la poursuite ultérieure du travail.
Il peut être utile de rencontrer plusieurs personnes pour des entretiens préliminaires avant de faire un choix définitif ; les psychanalystes sont habitués à cette pratique et la comprennent bien.


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