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GERCPEA « La thérapie familiale psychanalytique» Vendredi 19 novembre 2021

20.10.2021

Le vendredi 19 novembre 2021 de 9h00 à 16h00 à Luxembourg (Ville) ou en vidéotransmission

L’approche psychanalytique du familial est présente, dans les travaux de Freud, tout au long des ”Cinq psychanalyses “, notamment dans ”Le petit Hans” (1909). Mais la pratique de la thérapie familiale psychanalytique va attendre les années soixante-dix pour être mise en œuvre. Elle aura été précédée par les thérapies systémiques.

La thérapie familiale psychanalytique est le fruit de la convergence entre plusieurs pratiques concernant la dyade parent-bébé, le psychotique, le groupe, l’institution…

Comment la prise en considération de la dynamique de l’inconscient va-t-elle organiser les dispositifs analysants consacrés à la famille?
Nous aborderons ce questionnement en nous focalisant sur trois dimensions clés de la

pratique :

– l’instauration du dispositif: sa méthode, ses indications et empêchements, l’énonciation des règles.

– les formes du travail en séance: l’offre surmoïque, le prendre soin, l’apprendre à jouer, la co-associativité.

– le travail de terminaison et ses singularités en situation de groupe.

Avec la participation de :

          Dr André Carel, Psychanalyste membre de la Société Psychanalytique de Paris, ancien psychiatre, membre de la SEPEA (Société Européenne de Psychanalyse pour l’Enfant et l’Adolescent) et de l’AIPCF
(Association Internationale de Psychanalyse de Couple et de Famille)

           Dr Elisabeth Dive, pédopsychiatre et thérapeute de famille. Elle s’est formée à la clinique familiale psychanalytique de la petite enfance avec le GECFAPPE et à la thérapie familiale au CEFORES. Elle exerce son activité clinique principale au sein de l’équipe Enfants-Ados-Familles du centre de guidance de Louvain-La-Neuve, où elle occupe également la fonction de direction thérapeutique.

 

Infos et inscription : www.gercpea.lu

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“Comme les pierres et les arbres” de Domenico Chianese

“Comme les pierres et les arbres” de Domenico Chianese

Paris, Campagne Première, 2020

Ce livre de Domenico Chianese, publié en italien en 2015 (Come le pietre e gli alber : Psicanalisi ed estetica del vivere)  et heureusement traduit en français 2020, apporte un courant d’air frais dans la littérature psychanalytique francophone. Il parle d’une psychanalyse vivante à l’écoute de la créativité cachée, écrasée, ou même non encore née, de personnes dont la souffrance, enfermée dans sa propre répétition, manque sa finalité : être entendue comme force de vie à libérer.

« C’est l’esthétique qui peut nous aider à comprendre la naissance du sujet » : Chianese pense, comme Meltzer, que ce qui naît de l’accordage primaire du bébé avec son environnement, et en particulier avec sa mère, c’est une expérience esthétique qui fonde le narcissisme dans une non-différenciation première. L’auteur nous fait découvrir une abondante littérature italienne, traversant les champs de la psychanalyse, de l’art, de l’anthropologie, qui constitue un fond culturel spécifique permettant de relier la psychanalyse au passé, au présent et à l’avenir du monde.

Les vignettes cliniques et les œuvres de poètes, en particulier italiens, s’inscrivant sur le fond d’une riche culture philosophique, font émerger les liens entre le champ analytique (dans la perspective développée par l’école italienne), les concepts de Bion, et une réflexion profonde sur la centralité de la pensée en images, initiée dans un ouvrage précédent, richement illustré, co-écrit avec Andreina Fontana,  Imaginons. Le visible et l’inconscient (Paris, Itaque, 2015).

La réflexion de Chianese l’amène à l’idée que la psychanalyse, qui a beaucoup travaillé la question des processus de symbolisation, a peu exploré la voie inverse, qui va des symboles aux sens. Il me semble aussi que la question de ce retour des formes organisées de la pensée vers la sensorialité n’a été jusqu’ici envisagée la plupart du temps que sous l’angle de la désymbolisation, entendue comme expression de la destructivité. René Roussillon a pourtant souvent insisté sur le mouvement de prise-déprise-reprise qu’impliquent les passages entre différents niveaux de symbolisation. J’ai moi-même développé, dans le travail de l’adolescence (L’enjeu adolescent, PUF, 2014), sur l’importance d’une déconstruction, qui ne doit pas être confondue avec la destructivité, et qui se conjugue à un processus d’enchantement pour permettre la subjectivation. Dans le champ de la création artistique, François Cheng, dont les écrits réfléchissent la peinture chinoise classique, souligne que « le véritable réel ne se limite pas à l’aspect chatoyant de l’extérieur, il est vision. Celle-ci … ne peut être captée par l’homme qu’avec le regard de l’esprit, ce que les Anciens appelaient le troisième œil ou l’œil de Sapience. Comment posséder cet œil ? Il n’y a pas d’autre voie que celle fixée par les maîtres Chan, c’est à dire les quatre étapes du voir : voir ; ne plus voir ; s’abîmer à l’intérieur du non-voir ; re-voir. Eh bien, lorsqu’on re-voit, on ne voit plus les choses en dehors de soi ; elles sont partie intégrante de soi (Cheng, Le dit de Tian Yi, 1998). Ce mouvement, que j’assimile à un passage par l’informe, est au cœur de la possibilité d’étendre le psychisme et de transformer les zones traumatiques. Chianese écrit ainsi que « l’intérieur et l’extérieur naissent ensemble, ils co-naissent. Il en découle que nous sentons le monde non seulement à travers des catégories, mais aussi en nous laissant traverser par une dimension pré-catégorielle qui est fondamentalement prioritaire en l’homme. L’expérience humaine est un devenir continuel, un passage permanent de l’indistinct et de l’indéterminé au déterminé et au distinct, qui sont toujours temporaires. Cet univers du sous-catégoriel, du non-réfléchi, est la sève qui alimente notre être en devenir ». Il souligne sa proximité avec les thèses de Pia de Silvestris et Adamo Vergine (Prendersi cura. Sul senso dell’esperienza psicoanalitica, 2012), qui écrivent que « L’être avec, nous arrivons à le penser comme le point d’indistinction de la relation qui tire l’énergie nécessaire, comme d’une racine, de la force d’indistinction, pour donner sa forme à la capacité de se séparer, peut-être seulement à des niveaux supérieurs du psychisme, ceux qui régissent la réalité ».

Dans la dernière partie du livre, Chianese pose la question de l’avenir de la psychanalyse. Pour lui, l’ancrage social de la psychanalyse a pour conséquence inévitable que « Le projet de l’analyste, son éthique, part de Freud, mais s’éloigne de sa philosophie, de sa Weltanschauung ». Il amène une idée qui me semble intéressante, à partir d’une distinction entre métapsychologie et psychanalyse. Freud utilise le mot « métapsychologie » dès 1890, tandis que celui de « psychanalyse » apparaît sous sa plume en 1896 : « Le terme « psychanalyse » indiquera dès lors un noyau de théories et de techniques aux contours « suffisamment » définis, alors que le terme « métapsychologie » conservera un caractère d’indétermination … La métapsychologie est une œuvre inachevée, une œuvre ouverte, et il est bon qu’elle reste telle ». L’auteur ne tranche pas dans une direction ou une autre, mais plaide plutôt pour qu’aucune des deux voies ne se trouve sacrifiée à l’autre, toutes deux étant nécessaires à la vitalité de la psychanalyse.

Un livre donc dont la largeur de vue rend la lecture hautement recommandable.

Jean-Paul Mattot

 

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Nieuw nummer Tijdschrift voor Psychoanalyse en zijn toepassingen

12.10.2021

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APRÈS LA CATASTROPHE, QUE SONT LES TRACES DEVENUES ? Samedi 26 mars 2022 à la Maison de la SBP

27.09.2021

Que sont devenues au niveau individuel et au niveau collectif les traces des tragédies exterminatrices du XXème siècle tapies dans les profondeurs de l’être humain ?
Par quels indices, par quels chemins les découvrir et sous quelles formes ?
Sont-elles transformables ?
Que révèlent-elles de notre nature commune ?
Comment la psychanalyse peut-elle nous aider à penser leur évolution ?

Ces questions parcourent la réflexion de notre groupe et seront discutées lors de notre journée.

Avec notre invitée Laurence Kahn, nous explorerons des parts sombres de notre Histoire.

 

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Ziek van Liefde

19.09.2021

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Décès du Dr Marie-Louise Dowiakowski

02.08.2021

C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de notre ancienne collègue, le Dr Marie-Louise Dowiakowski, survenu ce 31 juillet.

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Prochain numéro “Art et Psychanalyse : jeu et créativité”

04.07.2021

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Des psychanalystes dans la pandémie du Covid-19

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Après la catastrophe, que sont les traces devenues ?

30.04.2021

Avec Laurence Kahn, notre invitée, nous explorerons des parts sombres de notre Histoire

Journée organisée par le groupe FIMMPIC de la SBP, le 26 mars 2022

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“Eros op de scène – Psychoanalytische en artistieke beschouwingen” – Trui Missinne & Christine Franckx

18.03.2021

Un nouveau livre de nos deux collègues psychanalystes, Trui Missinne et Christine Franckx, écrit dans la continuité du colloque de la SBP sur Joyce McDougall.

Argument

In benarde tijden gaan mensen meer dan anders op zoek naar de zin van het leven, naar schoonheid en troost. Dit boek wil – samen met psychoanalytica Joyce McDougall – de nooit aflatende levenskrachten in alle menselijke relaties nieuw belichten. Een rijk geschakeerde bundel psychoanalytische en artistieke overpeinzingen voert Eros in zijn duizend en een gedaantes op de scène. Eros, niet alleen de mythologische figuur die de allesomvattende liefde personifieert, maar ook de oerkracht die het universum in blinde passie samenhoudt.

Enkele Belgische psychoanalytici verkennen daarbij actuele kwesties als genderidentiteit, de veelkleurige hedendaagse liefdesvormen, existentiële eenzaamheid. En niet in het laatst het groeiende onvermogen om voorbij oppervlakkige vluchtigheid en zuchtigheid blijvend contact te kunnen maken met de eigen onzichtbare, innerlijke wereld.

Psychoanalyse en kunst onderzoeken dezelfde existentiële vraagstukken en delen hun diepste affiniteit in hun poging om het donkere, stille, pijnlijke, onbehaaglijke, onzekere en onkenbare in elke mens te verdragen te transformeren. Daarom zijn ook interviews met enkele kunstenaars uit eigen contreien opgenomen.

Trui Missinne is klinisch psychologe en psychoanalytica, titulair lid van de Belgische Vereniging voor Psychoanalyse en van de IPA, tevens bestuurslid van de Stichting Psychoanalyse en Cultuur. Ze is werkzaam in een eigen praktijk in Brugge en is verbonden aan het P.T.C. Rustenburg.

Christine Franckx is psychiater en kinderpsychiater, leeranalytica bij de Belgische Vereniging voor Psychoanalyse en de IPA, alsook voormalig voorzitter van de BVP. Ze werkt in Antwerpen in eigen psychoanalytische praktijk voor volwassenen en richtte het centrum 3PSY infant 0-6 en de vzw GiO op ten behoeve van jonge kinderen en ouders.

De uitgave verscheen als 29ste deel in de reeks Psychoanalytisch Actueel. Met bijdragen van Lut De Rijdt, Blandine Faoro-Kreit, Christine Franckx, Marc Hebbrecht, Françoise Labbé, Arlette Lecoq, Trui Missinne en Rudi Vermote.

 

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