Joker – Todd Phillips, 2019

Hervé Dagrada

Lu, vu, entendu

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Un film,
Sur les tensions et le désir de devenir d’un homme. Incarné par Joaquin Phoenix, aux prises entre désir et réalité. Psychose hallucinatoire liée à une mère intérieure qui ne veut pas se taire, possessive, non autonome et qui empêche l’acteur de devenir libre .
Un désir de femme autre qui n’arrive pas à se réaliser en dehors du cabinet de sa psychiatre. Le rapport à l’altérité féminine à lieu dans le cadre de soins.
Un délire s’installe, de filiation, d’inflation, être le le fils non reconnu du prestigieux Thomas Wayne, lui même père de Bruce Wayne, futur Batman. Une demande énorme de limites et d’incarnation.
Plus tard un même père pour deux destins qui vont s’affronter.
Deux facettes d’une même pièce,le Yin et le Yang. L’aspect à la fois organisateur et potentiellement destructeur de la dichotomisation de l’existence.
Et la violence, en réaction à une réalité qui effraye et qui fait mal. La violence non acceptable mais compréhensible.
Le corps d’un homme qui n’en est pas un, devenu clown, caché, disproportionné comme peuvent l’être les chaussures de leurs déguisements.
Pour le Joker, un père forclos, pas de loi, pas de limites, pas de soi, pas de fin, une répétition .

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