• Toutes les parutions
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    • 35 Hommage à la pensée d'André Alsteens
      Automne 1999
    • 36 Printemps 2000
    • 37 Automne 2000
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    • 40 Printemps 2002
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    • 60 André Green : la psychanalyse en mouvement
      Printemps 2012
    • 61 Automne 2012
    • 62 Actualité de Melanie Klein
      Printemps 2013
    • 63 Débuter un processus psychanalytique / Jean Laplanche, l’inconnu du texte
      Automne 2013
    • 64 Donald Woods Winnicott : the Self made man
      Printemps 2014
    • 65 Automne 2014
    • 66 Penser le corps
      Printemps 2015
    • 67 Effets traumatiques et anti-traumatiques de l’écrit
      Automne 2015
    • 68 Printemps 2016
    • 69 Bion
      Automne 2016
    • 70 Déliaisons sociales et constructions identitaires
      Printemps 2017
    • 71 Internet, l’écrit et les psychanalystes
      Automne 2017
    • 72 Mauvais genre?
      Printemps 2018
    • 73 La destructivité, pulsion de mort, travail du négatif ?
      Automne 2018
    • 74 Passages et impasses identificatoires
      Printemps 2019
    • 75 Les pratiques psychanalytiques face aux nouvelles cliniques de l’enfance et de l’adolescence
      Automne 2019
    • 76 Joyce McDougall, l'inconnu du Je
      Printemps 2020
    • 77 La question de la réalité, un nouveau tournant pour la psychanalyse ?
      Automne 2020
    • 78 Des psychanalystes dans la pandémie du COVID-19
      Printemps 2021

Argument

Ce numéro de la revue offre un espace pour penser voire panser ce qui nous arrive lors de cette pandémie. Toute personne, qu’elle le veuille ou non, s’est trouvée confrontée aux dangers, à l’insécurité, à l’atteinte de ses libertés.

Que peuvent en dire les psychanalystes dans la pratique de leur profession ?

Les effractions externes du cadre, du fait des précautions sanitaires obligatoires et nécessaires, atteignent autant le psychisme de l’analyste que celui du patient. Ce sont des éléments bruts qui attaquent la pensée et qui peuvent mener à des réactions de défenses primaires, même si transitoire, chez l’un comme chez l’autre.

Le déni tout d’abord qui minimise ou qui convie à une élation maniaque d’invulnérabilité. Camus dans La Peste en parle en terme de fléau qui dit-il « n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c’est un mauvais rêve qui va passer … ils oubliaient d’être modestes … ».

Les passages à l’acte, les retraits psychiques, les évitements par l’humour ou encore le cynisme, et bien d’autres sont autant de réactions à l’impensable.

Mais parallèlement, des forces vitales créatrices ont pu recréer des cadres de travail bénéfique insoupçonnés pour beaucoup. L’utilisation de médias, de précautions de distanciation, de port de masques etc…  contraintes inévitables, nous convient cependant à revenir aux fondamentaux de la psychanalyse. Quel en est l’essentiel ? Qu’en est-il du lien dans ces turbulences sociétales, médicales, somatiques et psychiques. Quels en sont les effets pour chacun ?

Quelles places les psychanalystes peuvent-ils occuper dans le sociétal quand tout concourt à agir dans l’urgence et prôner l’hyperadaptabilité ?

Autant de questions difficiles à anticiper, autant d’expériences à partager qui justifie le thème de ce numéro de notre revue. La publication se fera au printemps 2021. Les articles sont attendus pour fin novembre 2020. Vous trouverez sur le site de l’APRP (commun avec celui de la SBP), les recommandations aux auteurs.

Dans l’espoir de vous lire,

Blandine Faoro-Kreit