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Conférence AEPEA 18 juin 2021

19.11.2021

 

 

 

 

 

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Conférences 2021-2022 : L’informe et la symbolisation, approches plurielles

07.11.2021

L’informe et la symbolisation : approches plurielles

Conférences 2021-2022, les vendredis, de 17h30 à 19h30

Maison de la Société Belge de Psychanalyse, 49 rue Emile Claus, 1050 Bruxelles

Argument : Ce cycle de conférences propose d’explorer les modalités hétérogènes des processus de symbolisation en alternant des réflexions sur la création artistique et des ouvertures théoriques dans le champ de la philosophie et de la psychanalyse qui mettent l’accent sur l’indifférencié, l’indéterminé, le chaos. Il prolonge ainsi, en élargissant la perspective, les séminaires des années précédentes sur l’informe et les topiques du Soi-disséminé et des configurations psychiques ; ces approches entendent contribuer, par des échanges pluridisciplinaires, à reconsidérer certains paradigmes scientifiques pour mieux prendre en compte la complexité du phénomène humain, éclairer le décontenancement actuel et penser de nouveaux fondements pour approcher les bouleversements écosystémiques.

 

Programme

8 octobre 2021 : Le soi disséminé et l’inconscient non représenté. Approche de différentes dimensions

Rudi Vermote, psychiatre, ancien président de la Société belge de psychanalyse, professeur honoraire de psychiatrie à l’Université Leuven, auteur de Reading Bion, Routledge, 2020.

Lien vers la conférence :

https://youtu.be/L2Rc8cdRJh4

 

10 décembre 2021 : Psychanalyse et constructivisme : depuis Hume, avec Deleuze et Guattari

Pascal Nottet, philosophe, membre du Questionnement Psychanalytique, ancien responsable clinique à Parhélie, auteur de Qu’est-ce que la psychanalyse ? avec Deleuze et depuis Hume, EME Éditions, Louvain-la-Neuve, 2020.

 

14 janvier 2022 : La musique, un art métaphorique par essence

Claire Jesuran, musicologue, conférencière et conseillère musicale, ancienne responsable des Services Educatif puis Presse du Théâtre Royal de la Monnaie, Bruxelles.

 

11 février 2022 : Ambiance et temporalité: ambiance du passé, du présent et du futur

Bruce Bégout, professeur de philosophie à l’Université de Bordeaux, auteur de : Le concept d’ambiance, Le Seuil, 2020.

 

11 mars 2022 : Ecrire dans l’antre de la création

Stéphane Lambert, écrivain, auteur d’essais sur Monet (2008), Rothko (2011), de Staël (2014), Caspar David Friedrich (2016), Goya (2019), Spilliaert (2020), Klee (2021).

 

13 mai 2022 : Penser, analyser, rêver en complexité

Benoît Virole, psychanalyste, docteur en psychopathologie et docteur en sciences du langage, auteur d’essais aux interfaces de la psychanalyse, des sciences cognitives et des sciences de la complexité (Catastrophes de l’inconscient, Baghera, 2019)

 

Les inscriptions sont à adresser à jeanpaulmatot@gmail.com.

Les frais d’inscription sont à verser à Martorana 11 sprl, BE78 3630 8350 2286. Ils sont de 90 € pour le cycle entier. Des inscriptions ponctuelles (20 € par conférence) seront également possibles, dans la limite des places disponibles.

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Déclaration de la SBP contre les discriminations

28.10.2021

Le monde est témoin de nombreuses discriminations structurelles ou d’expressions de haine qui s’expriment notamment par le biais du racisme à l’égard des Afrodescendants, des Juifs, des musulmans ou d’autres minorités, du sexisme, de l’homophobie, du mépris de classe et de toutes formes de handicaps, … La Société belge de psychanalyse tient à réaffirmer sa condamnation catégorique de toutes les formes de discriminations définies par la législation belge (1).
 
La compréhension psychanalytique de la nature humaine et de sa capacité de changement montre clairement l’importance de reconnaître ces réalités douloureuses, d’y réfléchir et de s’élever contre elles en tant qu’analystes et en tant que Société.
 
(1)En Belgique,  les critères dits « protégés » par la législation antidiscrimination (lois fédérales, décrets et ordonnances) sont au nombre de 19 : la nationalité, une prétendue race, la couleur de la peau, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique, l’âge, l’orientation sexuelle, la conviction religieuse ou philosophique, un handicap, le sexe et les critères apparentés que sont la grossesse, l’accouchement et la maternité, ou encore le changement de sexe, l’état civil, la naissance, la fortune, la conviction politique, la langue, l’état de santé actuel ou futur, une caractéristique physique ou génétique ou l’origine sociale ou la conviction syndicale.
 
Arlette Lecoq, Présidente et le Conseil d’Administration, octobre 2021 

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Dowiakowski-Luminet Marie-Louise

Dowiakowski-Luminet Marie-Louise

18 mai 1936 – 31 juillet 2021

Hommage
Jacqueline Godfrind, 31 juillet 2021

C’est en tant que représentante de la Société Belge de Psychanalyse, de sa Présidente Arlette Lecoq, que j’adresse un dernier hommage à Malou, collègue et amie.

De Malou, nous garderons le souvenir d’une personne dont les profondes qualités humaines soutenaient une pratique d’analyste engagée. Outre sa discrète mais fidèle participation aux activités scientifiques de la Société, Malou, profondément marquée par son identité d’analyste, s’est consacrée avec pertinence et efficacité à la diffusion de la pensée psychanalytique. Plus spécialement, Malou était intéressée par la formation des psychothérapeutes d’orientation analytique. C’est ainsi qu’à Bruxelles, elle s’investit dans la formation assurée par le groupement (IFISAM) dont elle assura la coordination durant plusieurs années.

Nous savons également qu’à Liège, où elle avait suivi Daniel nommé professeur à l’université, son passage reste marqué par son implication dans les réseaux de formation et de sensibilisation à l’approche psychanalytique, qu’elle animait de son dynamisme.

Elle restera pour nous le symbole d’un engagement psychanalytique qui, à côté d’une pratique clinique privée, a su utiliser et diffuser le savoir analytique « hors les murs » avec la générosité qui la caractérisait.

Je prendrai une minute pour dire au revoir à l’amie, celle que nous avons connue plus personnellement. Mère attentive à ses enfants, épouse dévouée à son mari, pour nous amie admirée pour le rayonnement d’une personnalité profondément bonne et humaine.

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“Comme les pierres et les arbres” de Domenico Chianese

20.10.2021

“Comme les pierres et les arbres” de Domenico Chianese

Paris, Campagne Première, 2020

Ce livre de Domenico Chianese, publié en italien en 2015 (Come le pietre e gli alber : Psicanalisi ed estetica del vivere)  et heureusement traduit en français 2020, apporte un courant d’air frais dans la littérature psychanalytique francophone. Il parle d’une psychanalyse vivante à l’écoute de la créativité cachée, écrasée, ou même non encore née, de personnes dont la souffrance, enfermée dans sa propre répétition, manque sa finalité : être entendue comme force de vie à libérer.

« C’est l’esthétique qui peut nous aider à comprendre la naissance du sujet » : Chianese pense, comme Meltzer, que ce qui naît de l’accordage primaire du bébé avec son environnement, et en particulier avec sa mère, c’est une expérience esthétique qui fonde le narcissisme dans une non-différenciation première. L’auteur nous fait découvrir une abondante littérature italienne, traversant les champs de la psychanalyse, de l’art, de l’anthropologie, qui constitue un fond culturel spécifique permettant de relier la psychanalyse au passé, au présent et à l’avenir du monde.

Les vignettes cliniques et les œuvres de poètes, en particulier italiens, s’inscrivant sur le fond d’une riche culture philosophique, font émerger les liens entre le champ analytique (dans la perspective développée par l’école italienne), les concepts de Bion, et une réflexion profonde sur la centralité de la pensée en images, initiée dans un ouvrage précédent, richement illustré, co-écrit avec Andreina Fontana,  Imaginons. Le visible et l’inconscient (Paris, Itaque, 2015).

La réflexion de Chianese l’amène à l’idée que la psychanalyse, qui a beaucoup travaillé la question des processus de symbolisation, a peu exploré la voie inverse, qui va des symboles aux sens. Il me semble aussi que la question de ce retour des formes organisées de la pensée vers la sensorialité n’a été jusqu’ici envisagée la plupart du temps que sous l’angle de la désymbolisation, entendue comme expression de la destructivité. René Roussillon a pourtant souvent insisté sur le mouvement de prise-déprise-reprise qu’impliquent les passages entre différents niveaux de symbolisation. J’ai moi-même développé, dans le travail de l’adolescence (L’enjeu adolescent, PUF, 2014), sur l’importance d’une déconstruction, qui ne doit pas être confondue avec la destructivité, et qui se conjugue à un processus d’enchantement pour permettre la subjectivation. Dans le champ de la création artistique, François Cheng, dont les écrits réfléchissent la peinture chinoise classique, souligne que « le véritable réel ne se limite pas à l’aspect chatoyant de l’extérieur, il est vision. Celle-ci … ne peut être captée par l’homme qu’avec le regard de l’esprit, ce que les Anciens appelaient le troisième œil ou l’œil de Sapience. Comment posséder cet œil ? Il n’y a pas d’autre voie que celle fixée par les maîtres Chan, c’est à dire les quatre étapes du voir : voir ; ne plus voir ; s’abîmer à l’intérieur du non-voir ; re-voir. Eh bien, lorsqu’on re-voit, on ne voit plus les choses en dehors de soi ; elles sont partie intégrante de soi (Cheng, Le dit de Tian Yi, 1998). Ce mouvement, que j’assimile à un passage par l’informe, est au cœur de la possibilité d’étendre le psychisme et de transformer les zones traumatiques. Chianese écrit ainsi que « l’intérieur et l’extérieur naissent ensemble, ils co-naissent. Il en découle que nous sentons le monde non seulement à travers des catégories, mais aussi en nous laissant traverser par une dimension pré-catégorielle qui est fondamentalement prioritaire en l’homme. L’expérience humaine est un devenir continuel, un passage permanent de l’indistinct et de l’indéterminé au déterminé et au distinct, qui sont toujours temporaires. Cet univers du sous-catégoriel, du non-réfléchi, est la sève qui alimente notre être en devenir ». Il souligne sa proximité avec les thèses de Pia de Silvestris et Adamo Vergine (Prendersi cura. Sul senso dell’esperienza psicoanalitica, 2012), qui écrivent que « L’être avec, nous arrivons à le penser comme le point d’indistinction de la relation qui tire l’énergie nécessaire, comme d’une racine, de la force d’indistinction, pour donner sa forme à la capacité de se séparer, peut-être seulement à des niveaux supérieurs du psychisme, ceux qui régissent la réalité ».

Dans la dernière partie du livre, Chianese pose la question de l’avenir de la psychanalyse. Pour lui, l’ancrage social de la psychanalyse a pour conséquence inévitable que « Le projet de l’analyste, son éthique, part de Freud, mais s’éloigne de sa philosophie, de sa Weltanschauung ». Il amène une idée qui me semble intéressante, à partir d’une distinction entre métapsychologie et psychanalyse. Freud utilise le mot « métapsychologie » dès 1890, tandis que celui de « psychanalyse » apparaît sous sa plume en 1896 : « Le terme « psychanalyse » indiquera dès lors un noyau de théories et de techniques aux contours « suffisamment » définis, alors que le terme « métapsychologie » conservera un caractère d’indétermination … La métapsychologie est une œuvre inachevée, une œuvre ouverte, et il est bon qu’elle reste telle ». L’auteur ne tranche pas dans une direction ou une autre, mais plaide plutôt pour qu’aucune des deux voies ne se trouve sacrifiée à l’autre, toutes deux étant nécessaires à la vitalité de la psychanalyse.

Un livre donc dont la largeur de vue rend la lecture hautement recommandable.

Jean-Paul Mattot

 

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