« Le corps de l’enfant en jeu. Psychothérapies des pathologies archaïques »

11.02.2021

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L’évolution de la clinique infantile confronte de plus en plus souvent les professionnels à des enfants dont le psychisme n’a pu se développer harmonieusement. Les relations à autrui, parents, camarades de classe, sont marquées soit par l’excès – impulsivité et violence –, soit par le retrait – inhibition. Chez de tels enfants, on retrouve conjointement des troubles du narcissisme, un déficit de la symbolisation, des difficultés dans la gestion de l’agressivité ainsi que des troubles dans l’organisation psychomotrice. C’est pourquoi l’espace de jeu créé dans la rencontre corporelle avec le thérapeute contribue à l’émergence d’expériences de satisfaction accroissant leur sentiment de bien-être et confortant les fondements de leur identité. Ces expériences de plaisir partagé favorisent la relance du fonctionnement psychique.

Les auteurs montrent qu’il est incontournable d’associer les parents à la thérapie : les accompagner soulage leur culpabilité, atténue la blessure narcissique, le sentiment d’échouer dans la tâche qui leur incombe. La mobilisation de leurs parts inconscientes produites par les modifications relationnelles chez l’enfant nécessite une écoute attentive et pertinente.