Séminaires du Mercredi – Cycle XIII 2024-2025
Les chambres et leurs secrets

Organisés par la SBP Organisés par la SBP / RBP Séminaires ouverts du mercredi

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Auteur de la photo : Saeed Karimi

Séminaires du Mercredi Les chambres et leurs secrets 2024-2025

IMPORTANT
Le tarif étudiant est proposé sous réserve d’une attestation d’étudiant officielle émise par votre établissement scolaire.
Pour des raisons de confidentialité, les séminaires ne font l’objet d’aucun enregistrement.
Les participants sont tenus au secret professionnel.

Les séminaires seront donnés en visioconférence et en présentiel
De 20h30 À 22h30

Quel que soit votre choix, n’oubliez pas de vous inscrire aussi sur le site.
Chaque inscrit recevra de toute façon le lien Zoom (inscrits au cycle complet et nouveaux inscrits).
Pour tout problème de lien Zoom, merci de contacter mariefrance@dispaux.com

Les paiements doivent être effectués AU PLUS TARD POUR LE MARDI A MIDI.
Dans le formulaire d’inscription, renseignez bien l’adresse email à laquelle vous souhaitez recevoir le lien.


Cycle 2024-2025
Les chambres et leurs secrets

C’est une invitation aux voyages, dans différents espaces et temps, que nous vous proposons à travers le thème de notre nouveau cycle de séminaires, « Les chambres et leurs secrets ». Chambre à soi, chambre des parents et celle de l’enfant, chambrée, chambre de la vieillesse, espace psychique, transitionnel et transformationnel, individuel ou pluriel, celui du corps aussi, de l’intime ou du public, espace énigmatique, ouvert ou clos… La polysémie des deux termes au pluriel, chambres et secrets, convoque diverses significations dans de nombreux champs d’étude dont celui de la psychanalyse, de sa métapsychologie et de sa clinique. Ainsi les chambres et leurs secrets renvoient-ils aux espaces psychiques, métaphores spatiales dont Freud fait fort usage dans son œuvre, notamment avec sa conception de l’appareil psychique et ses deux topiques, avec la dimension de la temporalité, de la mémoire, lieux des traces, sans oublier l’écran du rêve, autre chambre du monde interne. Mélanie Klein et d’autres psychanalystes contemporains ont dégagé et élaboré au fil de leurs découvertes théorico-cliniques d’autres chambres dans ses multiples formes. Lieu de l’analyse, le cabinet de l’analyste, cette « chambre à part » offre au patient, à travers le travail du « trouvé-créé », l’espace de l’intime, du secret, condition nécessaire pour pouvoir penser. Transferts et contre-transferts sont aussi d’autres espaces psychiques qui interrogent la localisation et la territorialité de notre psyché. Revendication féminine d’abord, la chambre à soi, pour devenir soi, renvoie à notre identité, dans sa construction, son intimité. Elle se décline avec ses ombres et ses lumières, celles de la créativité, du rêver, du penser. Il y a les chambres des parents, en ses nombreux fantasmes créateurs ou inhibants comme celui de la scène primitive, autre chambre (jaune) en ses mystères. Il y a la chambre de l’enfant et des bébés dont les fantômes viendront alors hanter la clinique infanto-juvénile et de la périnatalité. Elle est parfois lieu d’exil et de séparation comme l’écrit Marcel Proust. Si l’adolescent(e) va métamorphoser sa chambre pour se l’approprier, a contrario la chambre de la vieillesse voit des aînés en dépossession de leurs clés. Ainsi, au fil des huit séminaires constitutifs de notre cycle, nos orateurs vont décliner sous différents axes toute une géographie théorico-clinique des chambres et leurs secrets. Seront ainsi abordés le travail de l’identité et de l’intimité, la clinique des souffrances identitaires narcissiques, le travail de l’analyste en séance et dans le psychodrame, la clinique infanto-juvénile, celle de l’adolescence et celle de la vieillesse.  Au plaisir de vous retrouver et de continuer à travailler ensemble.

Theresa Spadotto


Evénements du cycle

La chambre au creux de l'intime et de l'identité

18/09/2024 - Mme Marie-France Dispaux-Ducloux

Auteur de la photo : Nathan Dumlao

Argument
Le titre énigmatique de ce cycle XIII des Séminaires du Mercredi nous entraîne à poser des questions fondamentales sur la naissance du sentiment d’être soi qui est directement lié à l’intimité, comme base de l’identité.
Ce qui caractérise d’abord l’intimité, c’est sa limite, barrière entourant un domaine, une limite qui rassure et qui permet le lien à l’autre. Grâce à ce lieu à soi, elle donne le sentiment d’exister comme « je » en face de l’autre, autre vécu comme différent, elle assure une sécurité affective qui lui permet de faire confiance, d’avoir confiance en soi et dans l’autre. Nous verrons qu’à toutes les étapes de la vie, ce sentiment profond de sécurité peut être mis en question.


Les chambres de la vieillesse : Secrets et intimité au fil du temps

16/10/2024 - Géraldine Castiau et Rébecca Gabai

Auteur de la photo : Danie Franco

Argument
Les chambres de la vieillesse sont des lieux intimes et symboliques où se tissent des dimensions profondes : chambres psychiques, chambres du corps, chambres effractées, chambres des secrets, mise au secret, chambres d’isolement, antichambres de l’héritage.
La vieillesse et ses chambres sont souvent reléguées hors de nos pensées et hors de nos propos.
Nous avons eu envie d’ouvrir leurs fenêtres pour partager avec vous nos réflexions analytiques et nos questionnements afin de lever le voile sur ces lieux de vie et de mémoire.


A quoi rêve le psychanalyste ?
Séminaire bilingue FR/NL

20/11/2024 - Isabelle Lafarge et Martine Lambrechts

Auteur de la photo : Jr Korpa

Argument
Le rêve contre transférentiel de l’analyste révèle à ses propres yeux en quoi son inconscient est engagé dans le travail analytique. Il éclaire le territoire de deux inconscients où les frontières s’estompent. Il porte la marque du processus en jeu dans la cure, des identifications projectives et du travail à mener pour aider le sujet à intégrer des parts non-subjectivées de son psychisme. Il est aussi ouverture aux taches aveugles de l’analyste.

Dans ce séminaire bilingue (FR/NL), nous partirons de quelques rêves contre transférentiels pour mieux comprendre en quoi consiste la spécificité du travail psychanalytique. Nous verrons comment ils peuvent être utilisés dans le travail thérapeutique.

En somme, nous allons dévoiler quelques secrets de la chambre interne du psychanalyste.

Waar droomt de psychoanalyticus over?
De tegenoverdrachtelijke droom van de psychoanalyticus toont hoe zijn onbewuste ook betrokken is bij het analytische werk. De droom belicht het tussengebied, waar de grenzen tussen de twee onbewustes vervagen. Hij bevat informatie over het lopende proces en projectieve identificaties, en levert aanwijzingen over hoe de analyse de analysant kan helpen om niet-gesubjectiveerde delen van zijn of haar psyche te integreren. Tot slot brengt de droom ook blinde vlekken van de psychoanalyticus onder de aandacht.In dit tweetalige seminarie (NL/FR) willen we aan de hand van enkele tegenoverdrachtelijke dromen de specifieke aard van het psychoanalytisch werk belichten. Daarbij onderzoeken we hoe deze dromen gebruikt kunnen worden in het therapeutisch werk.

Met andere woorden, enkele geheimen uit de binnenkamer van de psychoanalyticus zullen worden onthuld.


Chambre à part

22/01/2025 - Heidy Allegaert et Catty Vandeskelde

Auteur de la photo : David Vig

Argument
Que se passe-t-il dans cette « chambre à part » qu’est le cabinet du psychanalyste ?  Comment évoquer ce qui s’y tisse et s’y dit, dans le secret de l’intime ?  Avec tact et pudeur, Catherine Ternynck s’est livrée à l’exercice.
La chambre abrite nos espoirs et nos peurs, nos remords, nos chagrins et nos fièvres.  Elle escorte nos enfances et nos âges.  Elle est notre espace privé, la part la mieux gardée de nous-mêmes. Elle est le lieu des aspirations les plus secrètes, des plus intimes métamorphoses, des alchimies les plus fécondes.
La chambre, c’est le cœur même des rencontres.  La pièce où se croisent d’obscures pensées d’amour et de mort, où la vie passe et les générations se succèdent.  Le site de l’origine et de la fin, de l’avant et de l’après, le lieu de séjour, le lieu-dit.
La chambre, c’est peut-être la mère d’autrefois, ce qui reste de la mère quand elle est oubliée.  Voilà pourquoi il est bon de s’y retirer de temps en temps.


Un lit à soi

12/02/2025 - Thierry Bastin et Virginie Monmart

Auteur de la photo : Darkmoon-Art

Argument
André Carel décrit trois domaines régulateurs de la vie psychique à savoir le domaine de l’intime, du public et du privé que l’on peut qualifier de topiques interpsychiques complémentaires des topiques intrapsychiques. Mais comment celles-ci peuvent-elles se construire lorsque l’enfant ne possède même pas « un lit à soi » ?
Au travers d’exemples cliniques nous allons explorer comment la précarité matérielle mais également psychique de la famille, peut entraver la construction d’un espace psychique lorsque celui-ci est aux prises avec les projections parentales pathogènes tel que les identifications projectives contraignantes voire déformantes ou expulsives (F. Palacio-Espasa et J. Manzano). Les « fantômes dans la chambre d’enfants » seront également responsables de transmission transgénérationnelle générant des identifications aliénantes et des cryptes (Nicolas Abraham et de Maria Torok). Nous verrons également comment ces différents facteurs impactent le développement de la symbolisation, générant des troubles de l’apprentissage, ainsi que les troubles du comportement. Pour ces patients qui n’ont pas accès à leur vie interne ni à la représentation, l’utilisation de leur corps, sensoriel et moteur reste dès lors un moyen privilégié de l’expression de leurs souffrances psychiques.


Chambrée des commencements : la mère, le père et le nourrisson

12/03/2025 - Claire De Vriendt-Goldman et Catherine Avaux

Auteur de la photo : anonyme

Argument
Que se passe-t-il lorsque l’enfant paraît dans la chambre intime des parents ?
Quels mouvements psychiques animent les protagonistes de cette chambrée ?
Quelle reviviscence des éprouvés et scénarios fantasmatiques précoces s’opère dans la psyché-soma des parents ? Comment ceux-ci s’invitent-ils ou s’imposent-ils dans la relation psychique naissante avec le nourrisson, tant au niveau de la préoccupation maternelle primaire que de la capacité de la mère à être seule en présence de son bébé (D. Winnicott) ?
Que se passe-t-il lorsque la censure de l’amante (M. Fain), et de l’amant s’avère défaillante et n’opère pas dans le sens d’une triangulation précoce ?
Des situations cliniques seront présentées à la lumière de ces trois notions.


De la chambre noire à la chambre à soi : une traversée au cœur de l’inconscient

23/04/2025 - Fabienne Fillion et Sylvie Kockelmeyer

Auteur de la photo : Marsumiliae

Argument
Sensibiliser à la relation clinique par le dispositif du psychodrame analytique est une invitation à entrer sur la scène de l’imaginaire, de la rêverie et d’une liberté associative.
D’un scénario proposé par des participants à une scène jouée se déploie un foisonnement d’émotions, de sensations, de fantasmes, laissant place à des mouvements inconscients.
Les corps, mobiles ou immobiles, les mots, les bruits et les silences y trouvent leur place pour dessiner les premières figurations de vécus jusque-là restés enfouis.
La fulgurance de l’inconnu saisit le soi, l’autre en soi, le soi dans l’autre. L’intime est porté par le collectif des acteurs, des observateurs et des formateurs.
L’impact de ce dispositif touche à la fois la dimension transféro-contretransférentielle du présentateur et celle du collectif.
Dès lors l’inconscient groupal participe à l’élaboration de la situation proposée en tentant de débusquer les taches aveugles. L’accès à des représentations devient alors possible.
Le psychodrame de supervision permet aux professionnels de dénouer des dynamiques relationnelles personnelles, groupales ou institutionnelles.


La Chambre du Fils - De Kamer van de Zoon

14/05/2025 - Marc Hebbrecht
Séminaire bilingue FR/NL

Photo : Extrait de l’affiche du film

La Chambre du Fils
Réflexions psychanalytiques à propos du film de Nanni Moretti (2001). La Stanza del Figlio (2001) : Comment les psychanalystes font leur deuil ?

Argument
Comme l’illustre le film La Stanza del Figlio (Moretti, 2001), la désillusion douloureuse de l’analyste peut être causée par une perte réelle. Cette contribution examinera la désillusion causée par une maladie grave d’un psychanalyste et la façon dont elle est gérée. Les psychanalystes, comme tout le monde, sont confrontés à des pertes. Nos pertes comprennent non seulement les décès et les divorces, mais aussi la perte consciente et inconsciente de nos rêves romantiques, de nos attentes impossibles, de nos illusions de liberté et de pouvoir, de nos illusions de sécurité, la perte de notre jeune moi, invulnérable et immortel. Il sera question du deuil des illusions perdues chez les psychanalystes. La psychanalyse, en tant que profession, doit faire face à des désillusions douloureuses qu’elle doit supporter, penser et traiter. La désillusion chez l’analyste est liée à des objectifs irréalistes, à des fantasmes de sauveur irrationnels, à des désillusions précoces dans la vie du patient et à l’acceptation difficile de la maladie et du vieillissement. Ces éléments sont illustrés par des vignettes cliniques.

De Kamer van de Zoon
Psychoanalytische beschouwingen bij de film van Nanni Moretti (2001). La Stanza del Figlio (2001). Over rouwverwerking van psychoanalytici.

Abstract
Zoals de film La Stanza del Figlio (Moretti, 2001) illustreert, kan de analyticus gedesillusioneerd worden door een echt verlies. Deze bijdrage onderzoekt de desillusie ten gevolge van een ernstige ziekte van een psychoanalyticus en hoe hiermee wordt omgegaan. Psychoanalytici ervaren, net als iedereen, verlies. Dit verlies omvat niet alleen sterfgevallen en scheidingen, maar ook het bewuste en onbewuste verlies van onze romantische dromen, onze onmogelijke verwachtingen, onze illusies van vrijheid en macht, onze illusies van veiligheid, het verlies van ons jonge, onkwetsbare en onsterfelijke zelf. Psychoanalytici zullen onvermijdelijk rouwen om verloren illusies. De psychoanalyticus krijgt in haar of zijn beroep te maken met pijnlijke desillusies, die ze moet dragen, denken en verwerken. Desillusie is mede te wijten aan onrealistische doelen, irrationele reddersfantasieën, vroege desillusie in het leven van de patiënt en de moeilijke acceptatie van ziekte en ouder worden. Deze elementen worden geïllustreerd aan de hand van klinische vignetten.



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